Explication des maladies

La Métrite Contagieuse Équine :

 

Qu'est-ce que la métrite contagieuse des équidés?

La métrite contagieuse des équidés est une maladie des chevaux transmissible sexuellement qui est causée par la bactérie Taylorella equigenitalis. La métrite contagieuse des équidés est hautement contagieuse et peut avoir un effet dévastateur sur la reproduction des équidés. Cette maladie se retrouve naturellement uniquement chez les chevaux et toutes les races y sont vulnérables.

Où?

La maladie a été décrite pour la première fois à Newmarket au Royaume-Uni en 1977. De nos jours, on la trouve principalement dans les populations autres que pur-sang à l'échelle mondiale. Des cas sont détectés à l'occasion chez des juments et des étalons d'autres pays importés au Canada.

 

Comment est-elle transmise et propagée?

La maladie se propage surtout pendant l'accouplement naturel. Les étalons infectés sont en général la source principale d'infection, car ils peuvent être porteurs de la maladie pendant des années sans montrer aucun signe clinique.

La métrite contagieuse des équidés peut être transmise indirectement à des juments et à des étalons par l'intermédiaire d'instruments et d'équipement contaminés comme des protège-queues, des seaux, des éponges et des gants. La bactérie peut également être transmise par insémination artificielle. Il est recommandé d'appliquer des mesures hygiéniques rigoureuses lorsque l'on soigne des juments et des étalons de reproduction, afin d'empêcher la transmission de la maladie.

 

Quels sont les signes cliniques ?

Les étalons ne montrent habituellement pas de signes cliniques d'infection. Toutefois, les étalons infectés restent capables de transmettre la maladie.

Chez les juments, l'exposition initiale à la maladie occasionne habituellement une grande quantité d'écoulement vaginal de 12 à 14 jours après l'accouplement naturel avec un étalon infecté. La maladie peut causer l'infertilité et à de rares occasions, l'avortement. La gravité de la maladie chez les juments varie. Il existe deux états d'infection :

État actif : Le principal symptôme extérieur est un écoulement vaginal qui varie de très faible à extrêmement abondant.

État porteur : Aucun signe d'infection extérieur n'est visible; toutefois, la jument reste capable de transmettre l'infection.

 

Comment peut-on la diagnostiquer ?

On soupçonne la présence de la métrite contagieuse des équidés lorsque de multiples juments fécondées par le même étalon montrent une infertilité passagère et un écoulement vaginal. Le diagnostic se fonde sur l'isolement et l'identification de la bactérie en laboratoire.

 

Quel traitement peut-on utiliser pour lutter contre elle?

Dans la plupart des cas, la métrite contagieuse des équidés peut être traitée avec succès avec des désinfectants et des antibiotiques. Une série de traitements peut être suffisante pour traiter un étalon, mais il peut s'écouler plusieurs mois avant que l'on puisse traiter avec succès une jument. Une fois l'organisme pathogène éliminé, le cheval peut servir de nouveau à la reproduction.

 

 

L'Artérite Virale:

Le virus

Le virus de l'artérite virale équine appartient à une famille de virus peu représenté dans le monde animal. Ce virus a été isolé la première fois en 1953 aux États-Unis. Pendant environ 30 ans il a suscité peu d'intérêt jusqu'en 1984, année d'un épisode très sévère dans le Kentucky.

Il existe une grande variabilité génétique des souches virales isolées dans le monde et une grande variabilité de pouvoir pathogène (grande variabilité dans les symptômes observés).

Le virus est assez peu résistant dans l'environnement. Il est sensible à la plupart des désinfectants classiques (notamment virucides). Il est sensible au soleil, aux fortes chaleurs et à l'humidité. Par contre le virus est résistant à la réfrigération et à la congélation. Il peut conserver son pouvoir pathogène plusieurs années dans du sperme congelé.

 

Sensibilité des espèces

Seuls les équidés sont sensibles au virus de l'artérite virale équine. Ainsi, par exemple, pas plus les bovins que l'homme ne sont sensibles à ce virus.

 

 

Contamination

La contamination des chevaux peut avoir lieu par deux voies principales : la voie respiratoire et la voie sexuelle (voie vénérienne directe ou insémination par du sperme congelé). La période d'incubation (entre la contamination et le début des symptômes) varie de 3 à 14 jours. Il semble que cette période soit plus courte lors de contamination par voie respiratoire et plus longue lors de contamination par voie génitale. Bien que peu résistant dans l'environnement, de rares contaminations indirectes ont été observées via du matériel de soins ou d'élevage.

 

Symptômes

L'apparition de symptômes lors de contamination n'est pas systématique. L'apparition et la gravité des symptômes dépendent de la virulence de la souche virale et de la sensibilité de l'animal infecté (faiblesse immunitaire, âge, stade sexuel...). En France depuis 10 ans, les souches isolées ne présentaient pas de pouvoir pathogène important. Les juments contaminées par des étalons excréteurs ne présentaient aucun symptôme pas plus que les mâles. Une des particularités de l'épisode normand de ce début d'été réside dans l'existence de symptômes plus ou moins sévères ayant pu aboutir à la mort de poulains.

Les symptômes sont peu spécifiques et peuvent aussi évoquer d'autres processus infectieux tels que la grippe ou la rhino-pneumonie dans les formes d'artérites les plus significatives. Les symptômes les plus souvent rencontrés sont une augmentation de la température (jusqu'à 40°C), de l'abattement, des œdèmes (membres, fourreau, salières, auge, testicules), de la conjonctivite, des écoulements naseaux séreux, plus rarement de la toux, une pneumonie (surtout chez les poulains), des éruptions cutanées, de la mortalité embryonnaire, des avortements (3 à 10 mois de gestation), des naissances prématurées. Dans ce dernier cas, les poulains naissent infectés et développent le plus souvent des pneumonies quasi systématiquement fatales. Quelques cas associant des symptômes respiratoires et digestifs ont aussi été rapportés. Dans l'épisode auquel nous sommes confrontés, les symptômes les plus rapportés ont été la fièvre, un abattement inconstant, des œdèmes des salières, des testicules, du fourreau ou de la partie de l'abdomen entre l'ombilic et la mamelle. Certains de ces œdèmes ont été très discrets. Les poulains morts ont tous présenté des symptômes respiratoires importants. Les écoulements naseaux ont été très inconstants

Hormis chez les poulains, la plupart des animaux guérissent en quelques jours. Les étalons peuvent par contre rester excréteurs asymptomatiques de virus dans le sperme pendant plusieurs années. Lors de contamination initiale, les étalons peuvent montrer une baisse de la fertilité jusqu'à 4 mois.

 

Durée d'excrétion

Les secrétions et aérosols respiratoires peuvent demeurer infectieux jusqu'à 16 jours après l'apparition des symptômes. Les secrétions génitales et les annexes fœtales sont aussi infectants. Lors de contamination expérimentale, des tissus sont restés infectés jusqu'à 28 jours. Après cette période les juments gardent des anticorps témoins de la maladie mais ne sont plus infectantes alors que les étalons peuvent rester excréteurs du virus dans le sperme.

 

Diagnostic

Il repose soit sur l'identification du virus par culture ou biologie moléculaire (plus rapide) pendant la phase de fièvre, soit sur la sérologie. Dans ce cas il est préférable de faire une cinétique d'anticorps (en début de maladie et 3 semaines après). La sérologie est par contre très utilisée en dépistage et suivi initial lors de la monte. En cas de positivité pour un étalon, il faut réaliser un prélèvement de sperme et rechercher le virus.

 

Traitements

 

Il n'existe pas de traitement spécifique de l'artérite virale équine. Il faut soutenir l'animal et le soulager (antipyrétique, anti-inflammatoire, vitamine C...).

 

Prophylaxie

Il existe un vaccin tué disponible en France.

La plupart des mesures de lutte et de prévention reposent sur deux stratégies : éviter de rentrer la maladie dans l'effectif, diagnostiquer précocement et isoler les animaux malades et les effectifs atteints. Il est aussi souhaitable de finir les soins par les animaux infectés ou suspects, et désinfecter le matériel servant aux animaux malades ou suspects. La fièvre étant un symptôme quasi systématique, il est conseillé de prendre la température au moindre doute et d'appeler le vétérinaire. De nombreux programmes de contrôle utilisent aussi le dépistage des étalons excréteurs asymptomatiques et de surveiller le typage des souches isolées.

 

 

 

Le SCID:

 

Qu'est-ce que le SCID?

Le SCID (Severe Combined Immunodeficiency = Immunodéficience sévère combinée) est une maladie génétique.
Cette maladie entraine inévitablement le décès du poulain atteint dans les 6 premiers mois (entre 15 jours et 4 mois dans la plupart des cas) du fait de trés faibles défenses immunitaires (déficit en lymphocytes B et T) face aux maladies infectieuses. Il n'y a pas de traitement efficace pour le moment.
Le SCID est assez peu connu en France; les gènes responsables n'ont été découverts qu'il y a peu (années 70s), ses symptômes sont communs à d'autres maladies, le test de dépistage ne date que de juin 1997 et les chevaux touchés proviennent essentiellement des Etats Unis.

 

Qui et où?

Elle est présente essentiellement chez les chevaux Arabes, mais est transmissible à chaque croisement.
Ainsi un étalon Arabe porteur saillissant une jument Barbe peut produire un poulain Arabe-Barbe porteur qui à son tour pourra transmettre la maladie.
Actuellement, c'est une maladie qui sévit essentiellement aux Etats-Unis (15 à 20% des Arabes américains sont porteurs), mais quelques cas de porteurs SCID ont été identifiés en France.

 

Comment l'identifier?

Il existe maintenant un test génétique (cf: l'obscure mention "SCID négatif" ou "SCID clear" que vous avez peut-être vue sur certaines publicités d'étalon) qui permet de savoir si un cheval est porteur; et un test sanguin pour diagnostiquer une mort suspecte chez un poulain (ne laissant malheureusement d'ailleurs planer aucun doute sur le statut porteur des 2 géniteurs).

Pour pratiquer le test de dépistage, un seul labo le propose:

 Progenus
2, rue des Praules
Gembloux5030Belgium

Email: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Phone: +32-81-616901

 coût du dépistage: 42.35€ TTC (sous réserve de modifications)

(Contactez le laboratoire par mail pour demander un kit de prélèvement)

 

Mode de transmission

Uniquement héréditaire; mâles et femelles sont concernées.
Étant récessif, le gène peut passer inaperçu et donc se propager insidieusement. Pour qu'un poulain soit atteint, il faut qu'il reçoive le gène défectueux en 2 exemplaires.
Porteur: le cheval ne déclare pas la maladie, mais peut la transmettre.

- Étalon sain + Jument saine = 100% de poulains sains
- Étalon porteur du SCID + Jument saine
= 50% de poulains sains / 50% de poulains porteurs
- Étalon sain + Jument porteuse du SCID
= 50% de poulains sains / 50% de poulains porteurs
- Étalon porteur du SCID et Jument porteuse du SCID 
= 25% de poulains sains / 50% de poulains porteurs / 25% de poulains atteint du SCID qui vont décéder.

*clear=négatif - Carrier = porteur

source vetgen

 

Comment l'enrayer:


Pour le moment, aucune obligation de dépistage en France pour les étalons Arabes, ni pour les Arabes-Barbes.
En revanche, je ne peux qu'encourager les éleveurs à tester leurs Arabes et Arabes-Barbes, en particulier les étalons, surtout ceux de lignée américaine et donc d'éviter de mettre à la reproduction des chevaux porteurs.

 





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